In memoriam

In memoriam
PARIS (AFP) - Le cardinal Jean-Marie Lustiger, juif polonais converti au christianisme, archevêque de Paris de 1981 à 2005, est mort dimanche à Paris, à l'âge de 80 ans, des suites d'une grave maladie.

Il est décédé à la Maison Médicale Jeanne-Garnier (XVème arrondissement), un établissement de soins palliatifs dépendant de la fondation des Dames du Calvaire où il avait été admis le 23 avril.

Le président de la République Nicolas Sarkozy a fait part de sa "tristesse" de voir partir "une grande figure de la vie spirituelle, morale, intellectuelle et naturellement religieuse de notre pays".

Les ministres de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie et de la Culture Christine Albanel ont chacune salué l'homme de "dialogue", tandis que le Premier ministre François Fillon soulignait que Mgr Lustiger a "contribué de manière déterminante au rayonnement de l'Eglise catholique, qu'il voulait ouverte au monde et aux hommes, et toujours en prise avec son temps".

Pour François Bayrou, président du Modem, croyant résolu, il était "l'une des plus hautes figures de l'humanisme français".

Le président du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), Richard Prasquier, a de son côté souligné le "rôle historique considérable" joué par le cardinal "dans l'amélioration des relations entre juifs et catholiques".

Sa mort, annoncée de source gouvernementale et confirmée par l'archevêché, a été révélée dimanche soir aux fidèles de Saint-Germain-des-Prés à l'issue de la messe dominicale, a rapporté un témoin à l'AFP.

Ses obsèques seront célébrées vendredi à 10H00 à la cathédrale Notre-Dame de Paris et une chapelle ardente sera organisée la veille, de 9h00 à 22h00, dans la cathédrale pour permettre "aux Parisiens et à ceux qui le voudront de prier près du cardinal ou de le saluer une dernière fois", selon l'archevêché.

En octobre 2006, Mgr Lustiger avait annoncé aux prêtres et diacres de Paris qu'il était atteint d'"une maladie grave dont le traitement a commencé". Le 31 mai 2007, il avait fait une brève apparition à l'Académie française pour adresser ses adieux aux "Immortels". "Vous ne me reverrez pas", leur avait-il lancé.

Sa dernière apparition en public remontait au 26 janvier 2007, quand il avait concélébré la messe d'obsèques de l'Abbé Pierre à Notre-Dame.

"Les dernières semaines ont été plus particulièrement douloureuses et pénibles" pour le cardinal, écrit dans un communiqué l'actuel archevêque de Paris Mgr André Vingt-Trois, qui succéda à Mgr Lustiger en 2005.

Juif polonais converti au christianisme dont la mère était morte à Auschwitz, Mgr Lustiger a été profondément marqué par le singulier parcours qui l'a porté à la tête de l'archevêché de Paris.

"Pas un instant je n'oublie l'histoire que je représente", revendiquait-il en juin 1995 lors de sa nomination à l'Académie Française en remplacement du Primat des Gaules, le cardinal Albert Decourtray, autre artisan du dialogue judéo-chrétien.

Né en 1926 à Paris dans une famille de bonnetiers consciente de ses racines mais peu religieuse, Aaron, devenu Jean-Marie, est ordonné prêtre le 17 avril 1954.

Médiatique bien que timide, cet homme d'Eglise se sentait investi d'une mission universelle dans l'Eglise depuis sa conversion à 14 ans.

Aumônier des étudiants de la Sorbonne et des grandes écoles, puis curé de la paroisse Sainte-Jeanne de Chantal à Paris (XVIe), il est nommé évêque d'Orléans en 1979, puis archevêque de Paris en 1981, et cardinal en 1983.

Auteur de nombreux ouvrages sur la foi, il s'inquiétait des dérives de la modernité tout en étant un homme d'ouverture.

Proche de la société civile, à l'aise dans tous les milieux sociaux, intellectuel charmeur, "Juif égaré" pour les uns, "drôle de paroissien" pour les autres, personnalité atypique, brillante, parfois rugueuse, Mgr Lustiger ne laissait pas indifférent, provoquant, jusqu'au sein de l'Eglise, admirations ou rancoeurs.

# Posté le dimanche 05 août 2007 20:00

L'ouverture aux élections municipales

L'ouverture aux élections municipales
Interview de Patrick Devedjian
Secrétaire général délégué de l'UMP

Le Monde - 31 juillet 2007
Propos recueillis par Patrick Roger

La politique d'ouverture menée par Nicolas Sarkozy est-elle bien perçue par les militants de l'UMP ?
Cette politique est fortement approuvée par les Français. Elle témoigne de la fin d'une époque. Un des grands handicaps de la société française à se réformer et à se moderniser est dû à l'antagonisme systématique entre la droite et la gauche. La politique d'ouverture de Nicolas Sarkozy n'est pas une opération de déstabilisation de la gauche, c'est un changement profond de la gouvernance en adéquation avec les aspirations de la société.


Elle va donc se poursuivre ?
Elle ne doit pas se borner à la participation au gouvernement. Il faut la prolonger à l'occasion des municipales. Les listes UMP doivent essayer d'accueillir, non seulement des candidats représentatifs de la diversité du pays, mais aussi des personnes issues d'autres tendances politiques dès lors qu'elles se retrouvent sur le même projet municipal.

Ce doit être une politique nationale ?
La direction de l'UMP prendra position pour favoriser cette ouverture au niveau local. Nous constituons un groupe de travail sur les municipales afin d'élaborer dix commandements emblématiques qui seraient portés par tous nos candidats. Parmi ceux-ci pourrait figurer le principe de l'ouverture. Nous souhaitons élargir sans arrêt la majorité présidentielle. La politique d'ouverture, c'est une politique de réconciliation des Français, elle n'a pas de limites.

La session parlementaire extraordinaire aura été marquée par l'adoption d'un "paquet fiscal" qui pèsera pour plus de 10 milliards d'euros en 2008. Vu l'état des finances publiques, n'hypothéquez-vous pas vos marges de man½uvre ?
Il y a trois moyens de réduire les déficits publics : diminuer la dépense de l'Etat, améliorer la croissance et, donc, les recettes fiscales, augmenter les impôts. Nous avons choisi les deux premiers et pas le troisième. La priorité de l'UMP, et nous allons lancer une campagne sur ce thème dès la rentrée, c'est le pouvoir d'achat. La politique fiscale que nous avons conduite en est un élément.

Vous allez inciter les Français à faire plus d'heures supplémentaires ?
Bien sûr, il faut qu'ils le veuillent, mais il faut en même temps que cela soit possible. C'est pour cela qu'une politique de croissance est indispensable à une politique d'amélioration du pouvoir d'achat. La France a un point de croissance de moins que ses partenaires, parce que nous ne sommes pas à égalité de concurrence avec eux, du fait du niveau de nos prélèvements. L'objectif numéro un est de rattraper ce point de croissance.

Jean-François Copé, le président du groupe UMP de l'Assemblée, a eu tort de rappeler à l'ordre vos alliés centristes du Nouveau Centre à propos du bouclier fiscal ?
Si le Nouveau Centre s'est constitué, c'est qu'il est différent de l'UMP. Il est dans la majorité présidentielle et, en même temps, il est différent. Il est tout à fait normal qu'il fasse entendre cette différence, parfois même face à l'UMP. Il faut que l'UMP l'accepte et le respecte.

Dans cette affaire, ce qui est regrettable, c'est qu'il ait manqué des voix à la commission des finances du côté de l'UMP. Je ne peux pas reprocher au Nouveau Centre d'avoir sa propre approche. Mais, pour nous, et sur ce point Jean-François Copé avait raison, c'était un engagement de la campagne électorale. Il était impératif de le tenir.

A quoi attribuez-vous les difficultés que rencontre le président du groupe UMP à y installer une nouvelle culture ?
Il y a une période de rodage, inévitablement. Les députés aspirent à une vraie évolution du rôle du Parlement. Or si on veut que celui-ci exerce réellement son action de contrôle sur l'exécutif, il faut organiser le travail parlementaire différemment. Par exemple, si on veut l'associer, comme c'est prévu, au pouvoir de nomination.

C'est une des principales pistes de réforme du Parlement ?
Il peut être envisagé que les commissions compétentes du Sénat et de l'Assemblée nationale se réunissent en audience publique afin d'entendre les personnalités pressenties pour être nommées à une responsabilité de l'Etat. Elles auraient la possibilité d'exprimer un veto à la majorité qualifiée. Aujourd'hui, il y a sept mille postes qui sont pourvus par nomination du président de la République. Evidemment, cela ne les concernera pas tous, mais quand même beaucoup d'entre eux.

Et en ce qui concerne l'instauration de la proportionnelle ?
C'est un sujet compliqué. Pour ce qui est du Sénat, peut-être vaut-il mieux avoir une réflexion sur le corps électoral. A l'Assemblée, l'instillation de la proportionnelle ne saurait justifier l'augmentation du nombre de députés. Cela serait mal vécu par la population. Donc, si on instille la proportionnelle, il faudra procéder à un redécoupage. On a pratiquement l'obligation de supprimer entre soixante-dix et quatre-vingts circonscriptions. En métropole, parce qu'on ne peut pas supprimer des représentants de l'outre-mer. Et dans un nombre de départements restreint si on veut conserver au moins deux députés par département.

Quand l'UMP arrêtera-t-elle sa position sur la réforme des institutions ?
Le débat dans l'UMP sur cette réforme a été lancé le 25 juillet. Le 4 octobre, jour anniversaire de la Constitution de la Ve République, nous tiendrons une convention nationale et, dans les jours suivants, nous adresserons l'état de notre réflexion à la commission Balladur. Nous aurons une nouvelle convention nationale en décembre pour nous déterminer, au vu du projet du gouvernement.
# Posté le mercredi 01 août 2007 10:38

Le président Nicolas Sarkozy a lancé jeudi de Dakar un appel à la jeunesse africaine

Le président Nicolas Sarkozy a lancé jeudi de Dakar un appel à la jeunesse africaine
Par Emmanuel Jarry Reuters - (Reuters) - Le président Nicolas Sarkozy a lancé jeudi de Dakar un appel à la jeunesse africaine, qu'il a exhortée à dépasser les séquelles de la colonisation afin de bâtir "l'Eurafrique" avec la France et l'Europe.


"Ce que veut faire la France avec l'Afrique, c'est préparer l'avènement de l'Eurafrique, ce grand destin commun qui attend l'Europe et l'Afrique", a-t-il lancé dans un discours prononcé à l'université sénégalaise de Cheikh Anta Diop, à Dakar.

"Ce que la France veut faire avec l'Afrique, c'est une alliance, c'est l'alliance de la jeunesse française et de la jeunesse africaine pour que le monde de demain soit un monde meilleur", a ajouté le chef de l'Etat français.

Cette intervention, après un premier entretien avec le président du Sénégal Abdoulaye Wade, avait initialement été annoncée par l'Elysée comme un discours sur le développement.

Dans la capitale de cette ancienne colonie française, Nicolas Sarkozy a en fait en grande partie consacré ce discours de près de 50 minutes aux accents parfois lyriques aux rapports douloureux des Africains et des Français avec la colonisation.

La colonisation "fut une grande faute", la traite négrière et l'esclavage "un crime contre l'humanité toute entière", a reconnu le chef de l'Etat français. "Nul ne peut faire comme si cette faute n'avait pas été commise."

Il a cependant ajouté qu'il n'était pas venu parler de "repentance" mais proposer aux jeunes d'Afrique, "non de ressasser ensemble le passé mais d'en tirer ensemble les leçons afin de regarder ensemble vers l'avenir."

La colonisation "n'est pas responsable de toutes les difficultés actuelles de l'Afrique", qui a "sa part de responsabilité dans son propre malheur", a fait valoir Nicolas Sarkozy, avant de dresser un diagnostic parfois sévère.

L'Afrique doit prendre conscience "que l'âge d'or qu'elle ne cesse de regretter ne reviendra pas pour la raison qu'il n'a jamais existé", a-t-il notamment dit. "Le problème de l'Afrique, ce n'est pas de s'inventer un passé plus ou moins mythique pour s'aider à supporter le présent mais de s'inventer un avenir avec des moyens qui lui soient propres."

"RENAISSANCE AFRICAINE"

Le défi de l'Afrique est de "s'approprier les droits de l'homme, la démocratie, la liberté, l'égalité, la justice (...), la science et la technique modernes", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy, qui a reçu plus tard des opposants au président Wade dans son hôtel, s'est abstenu de reprendre à son compte le principe défini en juin 1990 par le président François Mitterrand à La Baulle, dans un discours resté fameux, de "conditionnalité" de l'aide au développement de l'Afrique.

"Conditionnalité renvoie souvent à une exigence extérieure que certains, en Afrique, assimilent à une ingérence", dit-il dans une interview publiée à Dakar par le quotidien Le Soleil.

Il a en revanche exhorté la jeunesse africaine à ne pas céder à la "maladie de l'intelligence" qu'est "la tentation de la pureté" et à résister au fanatisme : "Ne vous laissez pas (...) voler votre avenir par ceux qui ne savent opposer à l'intolérance que l'intolérance et au racisme que le racisme."

Il l'a invitée à ne pas se couper de la part d'héritage occidental qui l'enrichit : "Jeunes d'Afrique, la civilisation européenne a eu tort de se croire supérieure à celle de vos ancêtres mais désormais elle vous appartient aussi."

Il a promis le soutien de la France pour aider le continent à s'engager dans la voie d'une "Renaissance africaine".

"Cette Renaissance, je suis venu vous proposer que nous l'accomplissions ensemble parce que de la Renaissance de l'Afrique dépend pour une large part la Renaissance de l'Europe et la Renaissance du monde", a-t-il dit.

La France, a-t-il précisé, veut ainsi mettre sur pied avec l'Afrique un "développement partagé", une "stratégie commune dans la mondialisation", des universités, laboratoires, projets et pôles de compétitivité communs, une politique d'immigration "négociée" et "décidée ensemble".

Il a exhorté à ce propos les jeunes Africains formés en Europe à revenir dans leur pays pour "bâtir l'Afrique" : "Il faut mettre un terme au pillage des élites africaines dont l'Afrique a besoin pour se développer", a-t-il souligné.

Une préoccupation partagée par Abdoulaye Wade. "Je ne donne pas des bourses pour que les gens restent en France. Je préfère à ce moment-là investir cet argent en Afrique", a déclaré le président sénégalais lors d'une conférence de presse commune avec Nicolas Sarkozy.

# Posté le jeudi 26 juillet 2007 17:21

L'UMP crée une fédération numérique

L'UMP crée une fédération numérique
En accord avec le Président de la République et sur proposition de Jean-Claude GAUDIN, l'UMP a nommé Thierry SOLERE, Secrétaire National en charge de la Fédération Numérique.

Thierry SOLERE 35 ans, est co-responsable depuis deux ans de la stratégie Internet de l'UMP avec Claude Malhuret, Maire de Vichy. Il est aussi Maire-adjoint de la Ville de Boulogne-Billancourt et Vice-président du Conseil général des Hauts-de-Seine.

La Fédération Numérique a pour ambition de capitaliser sur le succès du site des supporters de Nicolas Sarkozy mis en place pendant la campagne présidentielle. La Fédération Numérique rassemble trois outils qui ont pour but d'informer, d'écouter et de mobiliser. Elle rassemblera une nouvelle génération d'adhérents qui s'engagera et militera mais surtout débattra via Internet.
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# Posté le mardi 24 juillet 2007 17:44

Hommage à Marc Gazounaud

Hommage à Marc Gazounaud












Paris le 24 juillet 2007




Jean-Claude Gaudin,
Président Délégué,

Patrick Devedjian,
Secrétaire Général Délégué,

Pierre Méhaignerie,
Secrétaire général,

l'équipe dirigeante
et l'ensemble du personnel de l'Union pour un Mouvement Populaire

ont la tristesse de vous faire part du décès de

Marc Gazounaud
Directeur des élections

survenu à Paris le 22 juillet dans sa 46e année.

Les obsèques auront lieu le mercredi 25 juillet

à 11h15, en l'église St Philippe du Roule

154, rue du Faubourg-Saint-Honoré,

dans le 8e arrondissement de Paris.



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# Posté le mardi 24 juillet 2007 17:41